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"Il y a une compréhension et une empathie entre chaque membre du groupe précisément parce que nous sommes liés par nos expériences. C’est rassurant et réconfortant de voir qu’il existe bon nombre de similitudes dans nos parcours, nos ressentis. Plus d’un an après ma première réunion, le changement est visible chez chacun, même dans le physique, l’attitude des personnes. Il en va de même pour moi. Cette association est un vrai médicament. Merci."

Iris, 26 ans, BORDEAUX

"Participer aux groupes de parole d'En Parler a marqué pour moi un tournant. Etre entourée de personnes ayant vécu la même chose et pouvoir enfin être entendue et comprise m'a libérée du poids de la souffrance et de la culpabilité dont je n'avais jamais réussi à me départir depuis 30 ans. Exprimer cette souffrance à des pair.e.s m'a fait me sentir pour une fois "normale". Entendre leurs témoignages m'a fait comprendre que les conséquences du traumatisme était un mécanisme commun et non une bizarrerie personnelle."

Sandrine, 48 ans, PARIS

"Je suis suivie par deux psys qui m'apportent énormément dans la compréhension de moi-même et ma reconstruction. Mais j'ai également besoin de l'association En Parler, car elle me permet de rencontrer beaucoup de femmes, qui ont également été victimes de violences sexuelles. Cette association me permet de me sentir plus forte, moins seule, moins isolée dans mes démarches de guérison et surtout, elle m'a permis de comprendre plusieurs de mes symptômes et d'en guérir."

Roseline, 30 ans, LE MANS

"Il y a deux ans, jour pour jour, je franchissais pour la première fois la porte de l'Association En Parler , à Lyon. Il y a deux ans, jour pour jour, j'étais extrêmement tendue avant d'entrer dans cette salle. Il y a deux ans, jour pour jour, je traversais une période extrêmement difficile, mêlant dépression et décrochage universitaire. Pourtant, il y a deux ans, jour pour jour, je sortais de ce groupe de parole rayonnante et avec beaucoup plus de force, d'énergie.  La travail de reconstruction a pris du temps (et n'est sans doute pas fini) mais grâce à cet espace de parole, d'écoute, d'empathie, j'ai pu y faire la rencontre de femmes merveilleuses. Elles m'ont aidée à comprendre mais surtout à intégrer, accepter que ressentir l'anormal, était normal après avoir vécu l'anormal. Que toutes ces angoisses, insomnies, problèmes de concentration étaient des conséquences, des séquelles du trauma et que je n'étais pas folle.  Pendant de longs mois, j'ai eu besoin de ce groupe soutien, d'entraide, qui comprenait et ne jugeait jamais ce que je ressentais, pour traverser ces épreuves. Petit à petit, j'ai pu reprendre le pas sur ma vie, m'engager dans de nouveaux projets. Un peu moins d'un an après ma rencontre avec En Parler, je montais avec deux autres bénévoles l'antenne strasbourgeoise de l'association,  dont je suis actuellement la coordinatrice et qui compte 5 bénévoles, dont certaines participantes du groupe de parole, qui ont décidé de s'engager à nos côtes pour poursuivre et élargir les actions de l'association."

Alexia, 22 ans, Strasbourg